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Rechter wordt vermoed onpartijdig te zijn

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Instantie: Hof van Cassatie
Datum van de uitspraak: 
vri, 03/11/2017
A.R.: 
D.17.0012.F

Zolang het tegendeel niet is bewezen, wordt de rechter vermoed onpartijdig en onafhankelijk te zijn; het is niet voldoende dat een partij beweert dat zij een subjectieve twijfel heeft omtrent de onpartijdigheid of de onafhankelijkheid van de rechter, om daaruit te besluiten dat het bewezen is dat er een schijn van partijdigheid bestaat of dat de rechter niet onafhankelijk en niet onpartijdig.

De omstandigheid dat bepaalde leden van de tuchtraad vroeger hebben deelgenomen aan een beslissing die de eiser schuldig verklaart aan tuchtrechtelijke tekortkomingen, kan geen gewettigde verdenking doen ontstaan omtrent de geschiktheid van die leden om op onpartijdige wijze uitspraak te doen over nieuwe tegen hem ingestelde vervolgingen.

De omstandigheid dat een vordering tot herroeping van het uitstel, dat aan de eiser was toegekend door een vroegere beslissing, bij de tuchtraad aanhangig zou kunnen worden gemaakt of zelfs dat de tuchtraad zou moeten beschouwen dat die vordering bij hem aanhangig is gemaakt, zou niet tot gevolg hebben dat het nieuwe geschil zou moeten worden beschouwd als hetzelfde geschil in de zin van artikel 828, 9°, van het Gerechtelijk Wetboek, als dat welk door die beslissing is beslecht.

De in het Gerechtelijk Wetboek gestelde regels, met inbegrip van die bedoeld in de artikelen 828 en volgende, zijn krachtens artikel 2 van dat wetboek van toepassing op alle rechtsplegingen, behoudens wanneer deze geregeld worden door niet uitdrukkelijk opgeheven wetsbepalingen of door rechtsbeginselen waarvan de toepassing niet verenigbaar is met de toepassing van de bepalingen van dat wetboek.

Advocaten die als rechter zitting houden in een tuchtraad, kunnen slechts onder dezelfde voorwaarden als elke rechter worden gewraakt.

 

Publicatie
tijdschrift: 
J.T.
Uitgever: 
Larcier
Jaargang: 
2018/12
Pagina: 
273
In bibliotheek?: 
Dit item is beschikbaar in de bibliotheek van advocatenkantoor Elfri De Neve

(D. c. Ordre français des avocats du barreau de Bruxelles )

III. La décision de la Cour.
........................

Quant à la première branche.
Les règles énoncées dans le Code judiciaire, y compris celles des articles 828 et suivants, s'appliquent, en vertu de l'article 2 du même code, à toutes les procédures, sauf lorsque celles-ci sont régies par des dispositions légales non expressément abrogées ou par des principes de droit dont l'application n'est pas compatible avec celle des dispositions dudit Code ; partant, contrairement à ce que soutient le moyen, les avocats siégeant comme juges dans un conseil de discipline ne peuvent faire l'objet d'une récusation qu'aux mêmes conditions que tout juge.

L'article 828, 9o, du Code judiciaire, dans sa version applicable aux faits, dispose que tout juge peut être récusé s'il a précédemment connu du différend comme juge ; connaît du même différend, au sens de cette disposition, le juge qui connaît de la même question litigieuse à débattre et à trancher.

Il résulte des pièces auxquelles la Cour peut avoir égard que le demandeur a été condamné le 24 avril 2014, par le conseil de discipline des barreaux francophones du ressort de la cour d'appel de Bruxelles, dont faisaient partie Maîtres J. et T., pour avoir manqué à ses devoirs de dignité et de délicatesse dans le cadre d'échanges de SMS avec une ancienne cliente, S. H., et que ces mêmes membres font partie du conseil de discipline saisi le 18 mars 2016 de nouvelles poursuites disciplinaires contre le demandeur.

La sentence attaquée, qui considère qu'il ne s'agit pas du même différend, aux motifs que « les poursuites actuelles [...] concernent, d'une part, [le] comportement [du demandeur] en date du 5 septembre 2014 à l'égard d'un président de cour d'assises, d'autre part, son comportement en date du 17 novembre 2014 relatif à une proposition transactionnelle adressée à Madame H., pouvant être analysé comme un moyen de pression mettant en cause la dignité d'autres avocats », et que, « même si le nom de Madame H. apparaît une nouvelle fois dans le cadre de cette nouvelle procédure, la nature et la date des manquements reprochés sont différents de ceux ayant donné lieu à la sentence du 24 avril 2014 », justifie légalement sa décision que l'article 828, 9o, du Code judiciaire n'est pas applicable en l'espèce.

Pour le surplus, le juge est présumé impartial et indépendant jusqu'à preuve du contraire. Il ne suffit pas qu'une partie affirme qu'elle a un doute subjectif quant à l'impartialité ou l'indépendance du juge pour en déduire qu'il est établi qu'il existe une apparence de partialité ou que le juge n'est ni indépendant ni impartial.

La circonstance que certains membres du conseil de discipline ont déjà participé à une sentence déclarant le demandeur coupable de manquements disciplinaires n'est pas de nature à faire naître une suspicion légitime quant à l'aptitude de ces membres à statuer de manière impartiale sur de nouvelles poursuites exercées contre lui.

N'est pas davantage de nature à fonder une telle suspicion la circonstance que la sentence attaquée constate qu'il existe « un certain lien entre les deux causes [...], le grief articulé concernant la proposition transactionnelle adressée à Madame H. s'inscri[van]t dans le prolongement des tensions existantes entre cette personne et [le demandeur], déjà évoquées à l'occasion des poursuites antérieures », dès lors que la même sentence constate qu'« aucune suspicion de partialité ne peut en ce cas particulier être déduite des éléments versés aux débats » et qu'« il n'apparaît d'aucun élément particulier que Maître J. ou Maître T. auraient adopté, à quelque occasion que ce soit, à l'égard [du demandeur], une attitude qui serait de nature à mettre en danger la sérénité de leur examen de la cause ».

De cette appréciation concrète des éléments de la cause, la sentence attaquée a pu légalement déduire que la présence de ces deux juges au siège « ne porte d'aucune manière atteinte au principe général du droit à un juge impartial et aux principes dégagés à cet égard par la Cour européenne des droits de l'homme ».

Le moyen, en cette branche, ne peut être accueilli.

zie ook juridat

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Aangemaakt op: zo, 15/04/2018 - 16:47
Laatst aangepast op: do, 10/05/2018 - 23:43

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